Production et distribution de contenus et d’informations d’intérêt public

Les médias et la démocratie sont une combinaison inseparable. Comme nous l’avons vu dans la Séance 6-La démocratie, la démocratie doit comprendre la liberté de la critiquer.

2000-2025: Le monde des médias bascule

Entre ces années le monde des médias change considérablement.

Avant les années 2000

Le paysage de cette industrie était connu et clair.

2000

Internet émerge, on peut être connecté constamment. Les médias se sont demandées quoi faire et si elles devraient l’utiliser. On a fini par y investir pour la faire avancer.

2010

Les plateformes de streaming arrivent, ce qui multiplie la concurrence dans les médias:

  • Youtube et autres.
  • Les réseaux sociaux qui mettent les gens dans des nouvelles relations d’interagissement direct. Les influencers se développent, ils peuvent distribuer du contenu depuis une place dominante. Ils influencent même les campagnes électorales comme aux EU (supposément).
  • L’IA generative.

Médias?

Maintenant les médias sont:

On abandonne l’idée des médias comme des journaux, radios et télévisions. Au fond les médias représentent la production et distribution de contenus et d’informations d’intérêt public.

Perception de la démocratie dans l’Europe

En Europe chaque fois les populations voient le régime démocratique de moins en moins évident. Ces valeurs sont mises en discussion chaque fois plus.

La liberté des médias est aussi sous pression:

Plus les populations pensent que les médias sont indépendantes, plus ces gouvernements fonctionnent bien:

La fragilisation des médias pose des dommages collatéraux importants pour la démocratie. Si un groupe contrôle toutes les médias, un chaos important peut apparaître dans une démocratie. Comment éviter ceci? C’est pas évident de mesurer l’objectivité, mais on peut voir les sources et les intentions de chaque information. On doit voir que les journals suscitent du dialogue et ne se contentent pas juste de critiquer. Il est aussi important pour les journaux de pouvoir faire une production régionale et localisée.

Médias privés

Ils ne sont pas au service du gouvernement et sont soumises à des pressions économiques importantes. Ils utilisent la pub pour avoir de l’argent, et chaque fois il y a plus de pub:

Mais la pub va vers le digital et pas vers les médias privés comme les journaux mais pour les Big Tech surtout Amazon, Meta et Google: Ils capturent les possibles revenus des médias locaux. Dans la CH: Il est possible de voir comme Internet prend la majorité de la pub et les journaux perdent la moitié de leur chiffres d’affaires.

Payer une connexion/payer un contenu

C’est pas la même chose, on n’est plus prêts pour payer un contenu et on préfère payer pour une connexion.

Audiovisuel

Les revenus dans l’audiovisuel sont en train de diminuer pour les abonnements payants de télé et sont en train d’augmenter pour les services on-demand, sur-demande. Ces acteurs sont surtout concentrés dans le secteur des USA. Ils racontent le monde depuis la perspective étasunienne:

Ceci explique pourquoi les français investissent tellement pour garder le contrôle sur cette partie de la culture audiovisuelle et ne pas laisser toute l’audience dans les mains d’un groupe si concentré.

Les médias publics

Ils sont actuellement souvent remis en cause. En Suisse la démocratie directe permet une critique particulièrement importante. En 2018, l’initiative No BIllag a représenté un exemple de ceci. Elle voulait couper le financement publique de la SSR, la faire disparaître quoi. La solution proposé était de faire payer à la carte.

En Suisse il y a une redistribution, les allemands génèrent 75% du financement de la SSR et en consomment 45% il y a une redistribution puisqu’on a tous les mêmes droits. À la fin de cette campagne, l’initiative n’a pas abouti.

Très peu de temps après l’UDC a relancé l’initiative. Il y aura une votation en 2026. Elle diviserait la cotisation en deux. La CH est le laboratoire politique de l’Europe grâce à son fédéralisme et sa démocratie directe, les décisions de la CH répercutent sur toute l’Europe.

Concurrence

Les géants de la technologie qui proposent du contenu son 44 fois plus puissants que la PSM européenne. Ceci met en cause toute la chaîne de valeur:

  • Conception : Définir la ligne éditoriale, cibler les publics, intégrer l’innovation face à des concurrents internationaux.
  • Production : Réaliser un contenu de qualité, adapté aux nouveaux formats (VR, streaming), gérer droits et budgets.
  • Agrégation : Sélectionner, organiser et présenter les contenus pour attirer et fidéliser les publics.
  • Distribution : Choisir les bons canaux (TV, plateformes OTT, réseaux sociaux), localiser les contenus (doublages, sous-titres) et s’adapter aux algorithmes des grandes plateformes pour maximiser l’exposition.

L’IA

L’IA absorbe tout les contenus générés et les redistribue. Ça change tout, on peut plus faire le lien entre information et source pour savoir son but et son intention. L’offre de contenus se banalise, poussant les acteurs à investir dans le branding et la qualité éditoriale. Les algorithmes d’IA redéfinissent le marché en favorisant les contenus les plus engageants plutôt que les plus légitimes ou pertinents.

Qu’est-ce que ça veut dire pour le marché?

Les groupes comme les journaux essaient de regrouper ses rédactions dans une seule centrale pour proposer des marques différentes avec des contenus identiques. Ça réduit la qualité et diversité de l’offre médiatique. Le produit de cette diversification nest pas réinvesti dans le journal ce qui crée un cycle d’appauvrissement.

Accrocher l’attention

Les gens ont 7 secondes d’attention et les journaux essaient de leur accrocher au click avant qu’ils ne disparaissent. Ceci crée une course et une baisse de qualité pour obtenir de l’attention.

La confiance

Les gens se méfient:

Et ils ne veulent pas recevoir tellement de messages constamment:

À la fin on essaie de contourner l’information, ce qui est problématique parce que l’information de qualité est essentielle pour la démocratie.

Les PSM

Les gens, même les jeunes, préfèrent quand même les PSM plus que les autres médias (en termes de fiabilité).

Mais seulement le 46% des suisses les considèrent des médias fiables. On se sent manipulés. Une média qui n’est plus capable de savoir si ce qu’elle dit est vrai a un problème de légitimité. La désinformation est importante pour les européens: Même chose pour la polarisation, elle est perçue comme un risque:

Globalisation

Tellement globalisés qu’on a du mal a comprendre, on arrive à l’abstraction. Ceci augmente l’individualisme egocratie. Le populisme, des réponses simples à un monde compliqué pour sauvegarder les intérêts individuels parce que sinon rien ne va pour certains gens. Quel jeux peuvent faire les médias pour solutionner ça? On peut aider les gens et la démocratie à vivre ensemble:

  • Alliances médias publiques-privées pour contrer les grands nouveaux acteurs.
  • Service public: financer les médias pour faire plus avec plus.
    • Le service public audiovisuel a pour mission de produire et diffuser du contenu d’intérêt général (information, culture, éducation) en garantissant un accès universel et équitable à tous les citoyens. Financé par des fonds publics (redevance, subventions), il doit préserver son indépendance face aux pressions commerciales et politiques. Aujourd’hui, face à la concurrence des plateformes privées et des géants technologiques, il doit prouver sa pertinence en proposant un contenu unique, de qualité et accessible à tous.
  • La philanthropie pour financer l’activité médiatique.

Réseaux sociaux

C’est pas des médias, la plateforme n’a pas la responsabilité de ce qu’ils produisent. Les influenceurs sont les producteurs de médias.

Conclusion

On doit éviter la polarisation et finir avec les actes comme l’attaque au congrès américain, c’est pas un acte citoyen normal et bon ça.

UNIGE Introsciencepo