Relations Internationales
Introduction
Parallèle entre le nombre de morts dans des conflits étatiques et le nombre/autorité des OI?
Après toutes les morts en 1945 l’autorité et le nombre d’OIs augmente. Et en 1989 avec la fin de la GF on observe la même hausse.
Qu’étudient les RI?
Question fondamentale: Pourquoi les États et autres acteurs politiques agissent-ils de la manière dont ils agissent dans le système international ?
- Les mécanismes qui régissent le système international: les structures, règles et institutions internationales qui permettent ou limitent les interactions entre les acteurs globaux.
- Les causes et effets des conflits internationaux étatiques et non-étatiques.
- Les motivations des actions étatiques dans leurs relations internationales (sécurité, pouvoir, intérêts économiques, etc.).
- Les sources et formes de la coopération internationale p.e. le contrôle des armements, le commerce, les droits de l’homme, l’environnement, ou la lutte contre les pandémies.
- Le rôle des acteurs non-étatiques et l’influence des organisations internationales, ONG, les entreprises multinationales ou les mouvements sociaux dans les RI.
Comment répondre?
Perspectives théoriques: International relations: One world, many theories(Stephen M. Walt 1998. Foreign policy, 29-46, sur moodle).
Trois paradigmes: Réalisme, Libéralisme, Constructivisme. Offrent des visions contrastées mais complémentaires sur les fondements, le fonctionnement et le futur de l’ordre international. En sus de ces trois paradigmes, de nombreuses approches middle range (moins paradigmatiques/ philosophiques) se sont développées en RI.
Sous-discipline de la SP
Tout comme la science politique, la sous-discipline des Relations Internationales s’intéresse au trois dimensions de la politique:
- Structures et institutions politiques (Polity): Répartition du pouvoir politique entre Etats et dans les organisations internationales.
- Processus politiques (Politics): Interactions de coopération et conflit entre acteurs internationaux.
- Contenus politiques (Policies): Droit et politiques internationales (=politiques publiques).
Manifestation de ces 3 dimensions dans les théories des RI
Réalisme
Plus sceptique, ne pense pas qu’on puisse faire un ordre au delà des états souverains. Les états vont rivaliser et chercher à avoir plus de pouvoir en augmentant leur défense et capacité de survie. Les grandes puissances vont vouloir étendre leur influence et s’imposer comme hégémoniques dans leur région ou le monde. Par exemple les EU qui dans la GF avec l’OMC on essayé d’étendre le capitalisme à travers le monde pour protéger leur intérêts.
Libéralisme
Plus d’optimisme, une vision plus nuancée. On différence entre états démocratiques et autoritaires qui ne se comportent pas de la même manière dans les RI. Les démocraties écoutent les citoyens et entreprises qui veulent la paix et le libre-échange. Ceci peut amener à des politiques imparfaites, lesquelles sont quand même des accords qui au moins avancent le bien commun à travers le compromis.
Constructivisme
Cette théorie met l’accent sur les aspects idéationnels des relations internationales. Contrairement aux autres théories, le constructivisme ne considère pas uniquement les États comme des acteurs centraux, mais inclut également les institutions et les normes transnationales. Les identités et valeurs des acteurs influencent leurs intérêts et comportements. Les politiques résultent souvent de processus d’apprentissage social et de persuasion, où des normes et idées nouvelles émergent et redéfinissent les relations entre les acteurs internationaux.
Comment expliquer le retour de la guerre
En 1998 il y avait l’optimisme et pas de signe de revendication russe. Mais d’un point de vue réaliste, l’expansion de l’OTAN et de l’UE serait perçue comme une menace par Moscou et qui provoquerait la guerre.
Pour les libéraux l’OTAN n’est pas l’ennemi de la Russie mais une association defensive qui pourrait stabiliser une région instable comme l’Europe de l’est.
Discours de Poutine avant l’invasion de l’Ukraine
Il y avait déjà eu des hostilités dès 2014 mais la narrative devient bien plus claire:
Selon lui l’Ukraine n’a jamais existé et est Russe depuis les temps de l’empire russe. L’Ukraine est une nation non-souveraine crée par des nationalistes nazies qui sera utilisé par l’OTAN (qui s’étend maintenant jusqu’à celle ci) contre la Russie.
(Néo)Réalisme et la guerre
Les États – et surtout les grandes puissances – ne se laissent pas contraindre par des règles internationales (anarchie).
Les transitions de pouvoir déstabilisent le système international et renforcent le dilemme de sécurité: La démise de l’Union Soviétique et l’élargissement de l’OTAN sont perçus comme menace au pouvoir et la sécurité de la Russie ←> les pays qui redoutent la domination par la Russie cherchent à rejoindre l’OTAN car sinon ils risquent de se faire attaquer/dominer.
Le parcours de la guerre est le reflet des intérêts et capacités des pays impliqués, surtout les grandes puissances (Russie, Chine, USA, UE, Ukraine…)
Réalisme et la polity internationale: l’anarchie
Le principe de la souveraineté implique l’absence d’autorité politique au-delà des États:
Autre exemple: Syrie
Après plus de 14 ans de guerre civile la régime d’Assad tombe et la Russie, l’Hezbollah, etc… se retirent puisqu’ils ont d’autres choses à faire. Les rebelles font tomber le régime du tyran. Sans les puissances régionales Assad aurait tenu bien moins. Maintenant d’autres puissances régionales comme la Turquie (a soutenu les rebelles) et l’Israël vont jouer des roles importants dans ce territoire.
GF (néo)réaliste
Pour les néoréalistes le système bipolaire de dissuasion mutuelle de la GF était relativement stable. Le système unipolaire des EU après la GF à mené à un système multipolaire instable.
Libéralisme et guerre
La décision d’entrer en guerre est prise plus facilement dans un système politique autocratique:
- Pouvoir de décision centralisé – pas de checks and balances.
- Répression de l’opposition; Risque de perte de pouvoir limité.
- Pas toutes les démocraties sont pacifiques, à cause de différentes causes comme des intérêts dans le gouvernement (EU avec Hussein) où des partis radicaux (Israël avec la Palestine).
Les guerres peuvent être motivées par le souci de détourner l’attention de problèmes de politique intérieure.
Les institutions internationales comme l’ONU ne peuvent pas toujours empêcher une guerre d’agression, mais elles peuvent la rendre plus coûteuse et en ressortir renforcées:
- Des normes et la possibilité de sanctions.
- La diffusion d’informations et la transparence.
- Les coûts de réputation.
L’ONU dans la crise de l’Ukraine
L’ONU n’est pas parfaite mais elle est la meilleure version d’une OI de nos jours:
C’est des décisions importantes qui s’attaquent à un membre permanent du CdS et une puissance (RSS). Maintenant l’AG peut demander aux pays de justifier l’usage du veto grâce aux Liechtenstein→ petit pays qui ne change pas trop de diplomates donc avec pas mal de pouvoir (soft power) dans l’ONU.
Le rôle des OI dans les RI
(Néo)Réalisme et les OI
Les OI se sont appuyées sur les EU qui voulaient le libre-échange et etc. Mais dés que les puissances sont contraignées par celles ci elles ont les moyens de se retirer.
Mais les états établissent les OI aussi pour répondre à des problèmes d’interdépendance et une fois établies, les OI peuvent développer une dynamique propre
Les organisations internationales (OI) sont établies par les États pour répondre à des problèmes comme l’interdépendance mondiale, mais une fois créées, ces organisations peuvent commencer à fonctionner de manière indépendante, en développant leur propre dynamique:
- Les États créent des OI pour résoudre des problèmes communs (comme le commerce, la paix, etc.).
- Après, ces OI ne dépendent plus seulement des États qui les ont créées. Elles peuvent agir et évoluer par elles-mêmes.
- Tant que les États-Unis (ou un autre gros acteur comme eux) soutiennent ces OI, elles resteront importantes pour maintenir la paix et la stabilité mondiale.
Donc, l’idée est que les OI sont comme des outils: les États les fabriquent, mais après, ces outils peuvent vivre leur propre vie.
Libéralisme et les OI
- Les États reconnaissent l’intérêt de la coopération car ils sont interdépendants.
- Les démocraties sont plus inclinées à coopérer car elles répondent aux demandes de leur population et sont habituées au compromis et au partage du pouvoir.
- Les OI et autres institutions internationales stabilisent la coopération à travers la communication, la transparence et la possibilité de sanctions.
- Les policies reflètent le compromis entre les Etats.
- Une fois établies, les institutions ont tendance à persévérer et même se renforcer.
Le liberal peace ou LIO (liberal international order)
Terme qui décrit l’institutionnalisation des valeurs libérales après 1945:
- Établissement d’organisations internationales basées sur l’égalité formelle des Etats membres et renforcement de leur autorité.
- Développement de politiques internationales libérales:
- Ouverture des marchés économiques.
- Promotion des droits humains et de la démocratie.
- Notion de sécurité collective.
- Mobilisation d’une société civile transnationale (Mais: largement compromis durant la Guerre Froide)
LIO vs Westphalian order
OI principale: l’ONU
Des élements libéraux et westphaliens: Préambule: NOUS, PEUPLES DES NATIONS UNIES, RÉSOLUS à préserver les générations futures du fléau de la guerre … à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme…dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites / à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice…/ à favoriser le progrès social dans une liberté plus grande, ET À CES FINS à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre… /à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun /à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples…
C’est un système plutôt qu’une seule ONU ou une seule ONG:
Organes de l’ONU
L’AG
193 États, 1 état=1 vote, majorité simple ou 2/3:
- Adopte résolutions non juridiquement contraignantes.
- Décide de l’admission de nouveaux membres sur proposition du CdS.
- Élit les membres non-permanents du CdS.
- Adopte le budget.
- Veille sur fonds et programmes.
Le CdS
15 Etats, 5 permanents avec veto, 10 élus pour 2 ans, majorité 9/15 voix
- Adopte résolutions contraignantes.
- Responsable pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale.
- Plus d’autorité que l’AG (plus de bindingness, décide pour toute l’ONU etc…).
Mesurer l’autorité
Les OI on gagné en autorité mais comment on sait ça?
Relation avec Séance 10-Démocratie et autocratie avec la formation de concepts et catégories.
Indicateurs
Bindingness
Le caractère contraignant des décisions juridiquement ou politiquement.
Autonomie
L’autonomie reflète la capacité d’une OI à opérer sans contrôle direct ou constant des États, ce qui est crucial pour renforcer sa légitimité et son efficacité dans la gouvernance mondiale. C’est a dire, si elle a un organe indépendant des états membres qui peut imposer des régulations sur ces derniers ou participer au processus de décision.
Pourquoi l’UE a plus d’autorité
Les membres du parlement européen sont élus par le peuple et ne représentent pas les états membres, l’UE est plutôt autonome. Le P.E participe à la prise de décision comme corps indépendant.
Conceptualisation de l’ordre international
L’UE par exemple est basé sur les règles reconnues dans un ordre horizontal.
Typologie d’ordres internationaux
L’État mondial est une utopie qui n’existe pas et n’existera pas tant qu’on aie des états.
Jusqu’à 1989 ce nouvel ordre ne s’impose pas sans contestations. Et même maintenant on a des problèmes:
- Blocage de l’OMC.
- Veto.
- Brexit.