20ème siècle au Sud
La décolonisation
Après la WW2 il y a toujours des empires massifs, surtout la GB et la FR. Ils se fragilisent et aussi grâce à la WW2 la décolonisation commence. Vers 1945 la moitié d’Afrique et d’Asie tout comme l’Océanie sont colonisées. La guerre froide qui construit un monde bipolaire favorise la fin de ces régimes.
Vague 1→ 1947-1951
Surtout l’Asie, en particulier l’Inde.
Vague 2→ 1956-1963
Surtout l’Afrique subsaharienne et du Nord. Plus tardive et résulte d’une mobilisation des autres pays pour la décolonisation des pays. Les pays des non-alignés construisent une force politique au Sud.
Émergence du tiers-monde dans la GF
Pas de phénomènes nouveaux, il y a toujours eu de l’indépendantisme. L’indépendance devient l’horizon de beaucoup de mouvements politiques. Les puissances coloniales doivent comme toujours répondre. Après la participation des colonies à la WW2 et les discours anti-colons des USA et l’URSS, l’indépendance devient réaliste. Ils ont des intérêts pour pas soutenir les empires coloniaux.
En plus on a le contexte de l’ONU et sa charte qui dit que les peuples doivent avoir leur propre pouvoir et doivent être libres. Truman fait un discours à la nation en 1949 dans lequel il dit que les relations entre les pays du sud et du nord:
- Il sort de la notion métropole-colonie. On a maintenant des pays développés et sous-développés.
- Il apparente la dépolitisation de ses relations, il dit qu’on a l’obligation d’aider les pays à se développer. Mais en faite ce qu’il fait c’est donner des espoir au Suds (en quête d’alliances) pour qu’ils s’allient au camp occidental et suivent leur modèle. Il veut envoyer de l’aide à ces pays pour se rapprocher d’eux.
Les EU voient comme les empires meurent et puisqu’ils avaient été une colonie et pas des colonisateurs ils utilisent cette image pour s’allier aux pays récemment décolonisés. Il veulent qu’ils suivent leur voie pour se faire des alliés face au bloc communiste, en leur donnant un espoir de développement à travers le capitalisme.
C’est un peu déterministe: suivre les pays industrialisés→ se développer (économiquement, c’est la définition de développement de l’époque).
Rostow
La théorie de la modernisation est étudiée par les étapes de la croissance de Rostow en 1961. Il analyse les étapes de développement des pays industrialisés et identifie des schémas communs. Il est conseiller économique du président américain dans l’administration Kennedy-Johnson.
Dans son livre (lequel était un manifeste anticommuniste) il essaie de montrer que le modèle de la modernisation n’est pas compatible avec le communisme. Selon lui ses schémas étaient indépendants du contexte.
Mais il y a des nuances idéologiques et des limites, on est dans un monde bipolaire. Dans son livre on passe de l’archaïsme à une société moderne commandée par les EU. C’est une conception problématique, en étant déterministe et linéaire. Un manifeste anticommuniste mais dans le style de Marx: le Marx sans Marx.
Non-alignement
Les pays des suds veulent en faite s’éloigner de cette bipolarisation. Ils vont revendiquer ce mouvement pendant divers événements:
Bandung
En 1955, avec 29 pays participants qui représentent divers pays en Indonésie pour discuter du non-alignement. Ces pays viennent d’obtenir leur indépendance. Il y a le désir de faire voir une véritable 3ème voie. Les EU et l’URSS sont tenus apart. Il y a aussi un appel à la décolonisation.
C’est un mouvement pacifique et critiqué. On cherche à se séparer de la menace nucléaire et la guerre.
Belgrade
C’est la 1ère conférence des non-alignés. Ils essaient d’influencer les relations internationales. Ceci va se traduire par le NOEI des années 70-80, pour des relations équitables aux pays des suds. Mais il va jamais être suivi d’effets puisqu’il y a une crise de la dette. A la fin c’est les occidentaux qui décident l’ordre. Ils vont favoriser l’échange et pas l’aide→ trade, not aid.
Conférence afro-asiatique
La Conférence afro-asiatique recommande: L’établissement sans retard d’un fonds des Nations Unies pour le développement économique. L’allocation par la Banque internationale de reconstruction et de développement d’une plus grande partie de ses ressources aux pays afro-asiatiques.
Changer les relations avec les pays africains qui sous Staline n’étaient pas trop importants et avec Kroutchev ils vont essayer de nouer des nouvelles relations avec le continent africain.
Facteur démographique
La population croît, dans tous les continents. La population mondiale n’a mis que 37 ans (1970-2000 environ) pour doubler, avant c’était plus de 100 ans. Il y a un boom démographique. La majorité de la population mondiale vit dans les suds. Il y a des grandes inégalités mais en général il y a un meilleur contrôle des événements extérieurs, meilleure médecine et moins de famines (etc.).
La mortalité baisse et la fécondité reste très élevée dans beaucoup de pays.
Nouvelle trappe malthusienne
Après la WW2 il y a une ère d’optimisme, d’indépendance, etc. Mais maintenant on a un problème démographique. Le pessimisme et la peur montent, il faut contrôler la population et pas l’économie d’après quelques personnes.
L’Inde par exemple va favoriser fiscalement ne pas avoir des enfants et va promouvoir la stérilisation, la contraception, etc. La Chine fera sa fameuse politique de l’enfant unique (si on a deux enfants (ou 0) =conséquences). Très efficace.
Il y a une population très jeune (moitié de la population a moins de 28 ans au Nigéria). L’Afrique est donc un continent avec beaucoup d’espoir. Mais il y a un handicap, on doit investir dans des infrastructures pour les éduquer. Il y a pas autant de gens qui travaillent et il faut insérer les jeunes dans le marché du travail. Ce dynamisme démographique serait liée au développement, en absorbant la croissance économique. La richesse par habitant diminue.
Le développement du sous-développement
Il y a une division internationale du travail→ les cultures d’exportation dans les relations entre métropole et colonie. Les cultures d’exportation ont connu une croissance de 2,5 à 3% par an de 1800 à 1970, principalement orientée vers les marchés internationaux.
Agriculture
On produit pour le marché international mais on n’a pas vraiment une agriculture pour nourrir notre population. Si je produis pour exporter c’est au détriment de nourrir ma population. Les pays des suds dépendent des importations pour se nourrir et des prix internationaux pour exporter ce qui les rend très faibles. Les populations rurales n’ont pas d’argent et pour l’avoir, puisqu’il y a pas de subsides, il doivent produire des produits d’exportation comme la canne à sucre et le cacao. C’est pas seulement un choix d’état mais des familles. La géographie est importante, certains pays ont une demande très grande ce qui influence l’offre dans d’autres. On privilège la cultivation de certaines marchandises et après on a une crise de surproduction.
Ils vont essayer de s’industrialiser mais vont être freinés par leur dépendance et fragilité. La Corée du Sud est un exemple de correcte industrialisation qui redistribue les terres et assure sa production agricole pour s’industrialiser après. Les états vont essayers d’amorcer ce processus mais (rôle important de l’état→ époque keynésienne) peuvent pas toujours.
Révolution verte
Cette révolution a introduit de nouvelles variétés de céréales à haut rendement. Cependant, elle a aussi engendré des coûts sociaux et environnementaux. On peu planter plus avec moins d’eau et de terre. On améliore la production aussi avec des engrais et des pesticides mais on va dépendre d’eux. On fait le CIMMYT au Mexique ou on experimente et l’IRRI aux Philippines. Les gouvernements vont pousser à l’adoption de ces nouvelles pratiques, mais toutes les régions n’ont pas les moyens→ décalages. En 1980 environ 2/3 des cultives de blé sont du blé mexicain et 1/2 de ceux de riz sont du riz philippin.
La crise des coûts des engrais découle de la dépendance des pays du Sud. La hausse des prix est liée à la volatilité des marchés des ressources naturelles comme le gaz. Incapables de subventionner ces intrants, les pays du Sud ont vu leur sécurité alimentaire diminuer.
Cependant la production alimentaire par habitant ne change pas trop, même si la production totale augmente. On suit à peine la croissance démographique.
Plus productif et plus de production mais chaque fois on importe plus.
Industrie
Les pays du sud essaient de rattraper ceux du nord mais ne peuvent pas. Ils suivent une stratégie de substitution des importations. C’est surtout une industrie extractive, où les pays ne voient pas tout le profit. Par exemple, ils exportent du lithium manufacturé en batteries en Chine qui perçoit la majorité du profit. Et encore ils sont dépendants de la demande de batteries des pays développés. Les nouveaux transports et techniques permettent de transporter ces produits miniers vers les ports.
Comme on a vu avec l’Inde et etc, avant la colonisation il y a une amorce industrielle mais à la veille de WW1 on a rien. En plus il y a pas de marché intérieur, les gens sont pauvres et dépendants dans pas mal de pays. Les nouveaux pays asiatiques vont réussir leur industrialisation avec le rôle de l’état d’une meilleure manière, ceci est aussi vrai pour les pays massifs avec un grand marché comme le Brésil.
En 1913 2/3 de la population sont 8% de l’industrie. Après 1945 on donne la priorité à l’industrie.
Le commerce extérieur
Le pays du sud participent chaque fois plus aux exportations mondiales, jusqu’à 1928 quand le commerce mondial est sur le point de s’effondrer avec la crise de 1929 qui va bientôt arriver. Après 1950 les pays du sud vont perdre de la vitesse avec la crise de les années 70 (1973), la demande des produits tropicaux est saturée. La fin du système de l’étalon $←>or et le retour des protectionnisme endommagent les économies. Il va y avoir des inégalités, tous les pays ne sont pas touchés de la même manière. Mais en général, la demande des produits bruts baisse.
En 1990 les conditions de vie augmentent et comme le dit la loi d’Engels les produits de base voient leur demande baisser. Les termes de l’échange se détériorent et les pays des suds peuvent importer moins de machines et produits complexes avec leur exportations brutes. Cette tendance va se maintenir en 1950-70. De 1950-1960/70 on voit comment il y a tellement de produits bruts que la demande baisse, et les progrès techniques font aussi baisser les prix.
Après la WW2 on a une redistribution à cause des syndicats au nord et leur produits manufacturés augmentent de prix. Ceci dificulte l’échange.
Le pays du nord voient des bénéfices à cause de ceci, c’est un peu un contre choc pétrolier. En plus les prix du pétrole baissent aussi ce qui permet une récupération mondiale dès 1995.
Les relations nord-sud post GF
Les gouvernements libéraux arrivent aux pays du nord et les pays du sud sont détruits à cause des détériorations des échanges. Il y a de l’inflation, du chômage, etc à cause des chocs pétroliers. Ceci entraîne une crise de la dette, en débouchant dans des politiques libérales.
Des critiques des théories de la modernisation
Les pays du sud critiquent et des théories de la dépendance émergent. Les pays se spécialisent et les théoriciens s’en rendent compte. On va créer une nouvelle école de pensée à travers d’une commission à l’ONU: CEPAL. Elle analyse l’économie de LATAM.
On s’intéresse à la trajectoire passée et au présent des pays du nord et du sud. On voit si le passé colonial freine le développement.
En faite on dit que le sous-développement n’est pas une étape mais un état permanent produit d’une histoire de colonialisme passée. C’est pas si simple de dépasser ces obstacles. En contre du discours de Rostow.
Pour ces auteurs il est impossible de continuer à se développer de cette manière. Dans le long terme les pays spécialisés dans ces produits bruts perdent du pouvoir d’achat. On critique aussi les investissements étrangers extractivistes (Les investissements extractivistes exploitent les ressources naturelles des pays du Sud, profitant surtout aux pays du Nord, souvent au détriment des locaux et de l’environnement, ils profitent que les entreprises et pas le peuple→on fait pas d’infrastructures). Ils mentionnent aussi la dépendance à cause des dettes des suds envers les nords ce qui est aussi une cause du sous-développement.
La CNUCED-UNCTAD va aussi être très importante ici.
Critique au discours de Truman et Rostow
L’histoire des pays industrialisés ne peut pas se répéter. Il n’est pas possible por les suds de suivre les mêmes étapes puisqu’ils sont déjà spécialisés. L’autonomie favorise le développement et la dépendance le sous-développement. Il faut couper les relations avec les nords pour se développer, c’est la conclusion politique de ces théories.
Il y a des groupes d’élites en relation dans la métropole et la périphérie, les classes normales ne sont pas toutes contrôlées mais en général le pays est dépendant. C’est une dynamique métropole←>périphérie comme dans le colonialisme.
Le rôle des femmes dans la modernisation
Ester Boserup écrit la femme face au développement dans les années 1970. Elle parle des femmes et le développement. Elle dit que les bassins industriels avec leur prolétariat impactent différemment femmes et hommes. Pour elle, les femmes sont largement et négativement impactées. Ne pas intégrer les femmes et maintenir une absence de considération envers elles freine le développement. Elle regarde à travers de statistiques, recensements et enquêtes elle regarde le trajets des populations rurales et urbaines. Elle voit que la participation des femmes aux travail agricole était très important dans les systèmes traditionnels et que avec la modernisation elles ont été exclues grâce/à cause des machines. Dans les villes les femmes font le travail domestique et les hommes sont insérés dans des emplois mieux rémunérés.
Il y a des critiques, puisqu’elle est pro-modernisation (plus d’industrie et etc). Il y a aussi la critique de genre et modernisation dans le sens que c’est pas juste important d’avoir des femmes dans le travail mais aussi d’équilibrer le pouvoir entre genres. Ceci était implicite dans l’inclusion des femmes pour Ester, mais pas pour tout le monde.
Crise, développement, emprunts et spirale de la dette
Le NOEI ne va jamais être implementé, à cause de la crise de 1970. L’ère du développement commence avec le discours de truman et rostow en 1950. De 1960-70 on développe l’ONU ce qui va permettre certaines discussions et analyses comme on a déjà vu. Introduction des concepts de croissance économique et de rattrapage des pays en développement. En 1970 les objectifs fixés dans les années 1960 montrent des résultats limités. Face aux déséquilibres économiques et à l’endettement croissant des pays en développement, une demande d’équité dans les relations économiques mondiales est formulée→ le NOEI, qui ne sera pas adopté.
Agriculture
À partir des années 1970, l’expansion des produits tropicaux ralentit et le déficit céréalier s’aggrave. Ils ne peuvent pas changer, produire du café ou du cacao requiert une adaptation et arrêter de le faire requiert le même effort. Ils sont bloqués.
Industrie
Les pays du suds ont des industries de 1ère génération vieilles, comme le ciment ou l’industrie alimentaire. Les entreprises locales ne sont pas en majorité→les firmes multinationales assument l’industrie (dépendance) c’est le 10% dans les pays du sud d’entreprises locales.
Elles rapatrient les profits et ferment si les choses tournent mal. C’est une source de fragilité.
Il y a aussi du gaspillage de ressources à cause d’erreurs de planification. L’État fait des mauvaix choix→ plus de fragilité.
Certains pays comme les quatre dragons ou le brésil ont réussi a s’industrialiser mais pas comme les pays de latam. Les 4 dragons c’était taiwan, corée du sud, Hong Kong et Singapour. Ils concentrent 1/10 de la population des suds mais sont 70% du potentiel industriel en 1980. Ils ont pas utilisé la libéralisation mais ils ont utilisé les épargnes de la population pour investir dans l’industrie→ en s’insérant dans la chaîne de production mondiale.
Dans le brésil et mexique ils sont dépendants des firmes étrangères. Le mexique fait des conditions de travail mauvaises pour avoir des firmes étrangères. L’industrialisation au sud était faible en 1990.
De 1973 à 1985 il y a une nette dépression.
Commerce extérieur
Crise du pétrole (1974-85). La crise de la dette des suds est liée à l’argent du pétrole, on l’utilise pour faire des prêts au suds. La différenciation entre les pays exportateurs de pétrole et le reste se creuse. Les nouvelles énergies comme le nucléaire (1985-1995) permettent de substituer le pétrole après. Les pays du sud restent très extravertis, beaucoup d’exportation en % du PNB. 75% des échanges se font avec les nords. Pour les pays développés 75% des échanges se font avec les nords. En Europe surtout à l’échelle régionale.
Crise
L’État est moteur du développement dans l’époque keynésienne. Les pays du sud s’endettent avec les nords. Le taux d’intérêt et le montant de la dette influencent le taux de dette. Les taux étaient variables et pas fixés sur le long terme, ce qui sera pas cool quand ils augmenteront avec le temps.
C’est une spirale de la dette pour financer le développement→ infrastructures,etc. En 1979 P. Volcker augmente les taux d’intérêt puisque les pays du nord ont une inflation forte (trop d’argent en circulation). Europe est dépendante des EU et les suds de l’Europe donc ils payent le prix. La dette des pays du sud est multipliée par 30 entre 1970 et 1990. Mexique fait défaut en 1982.
Le consensus de Washington→ Quand les pays ne peuvent pas payer des dettes le FMI leur fait des prêts et du temps pour payer, comme ça ils peuvent échelonner leur dettes. Mais en échange ils doivent suivre les prescriptions politiques du FMI et n’ont plus d’autonomie économique. On met en place les mêmes politiques dans tous les pays, pas de spécificité. On baisse les dépenses, les fonctionnaires, les banques et les entreprises publiques sont privatisées et mises en faillite, etc. C’est des reformes radicales qui vers les années 90 n’ont pas vraiment donné des réponses positives.
On change de stratégie, on fait une lutte contre la pauvreté. La Banque Mondiale elle fait un tournant, elle se préoccupe à cause de l’augmentation de la pauvreté. Le FMI joue toujours le même rôle. Maintenant on se préoccupe aussi de développer la santé, l’éducation, etc. C’est pas juste libéraliser pour augmenter la croissance économique.
189 pays s’engagent à réduire l’extrême pauvreté vers 2015: eau potable, égalité des femmes, etc. L’extrême pauvreté passe de 2 milliards à moins de 800 millions. En 1990 c’était 50% des suds et maintenant 14%, la pauvreté est réduite même si c’est pas homogène partout→ Chine des résultats très bons par exemple. Quelques pays augmentent beaucoup leur PNB. Après l’agenda 2030 apparaît, très ambitieuse.
Nord←>Sud
Convergence et divergence
L’opposition nord et sud n’a pas tellement d’importance maintenant, le BRIC émerge. Il y a de la convergence mais de la divergence. Europe diminue, l’Asie émerge et l’USA pert de la vitesse. LATAM est stable mais vers le bas. Grâce aux pays asiatiques la pauvreté baisse. L’URSS/RSS (en 2008) s’effondre btw, de 7.8% en 1900 à 4.5% en 2008.
Émergence de l’Asie
Les pays d’Asie de l’Est convergent en séquence→ Japon, Corée du Sud, Hong Kong, Chine. Ils vont devenir néoliberaux et s’intéresser au commerce international. Elle va suivre sa propre voie sans suivre complètement la recette occidentale et s’insérer dans la chaîne de production mondiale. L’État va intervenir→ consensus asiatique opposé au consensus de Washington. C’est pas une économie de marché totale→ 8% d’entreprises étrangères (exportent essentiellement) et plus de la moitié des entreprises sont étatiques.
BRIC
Les BRIC (maintenant BRICS+) représentent une somme de richesses qui était amenée à dépasser celle des 6 plus grandes puissances économiques (selon la banque mondiale). BRIC représente une très grande partie de la population mondiale. L’Europe perd de la vitesse, BRIC et BRICS dès 2010 représente un nouvel espoir pour les investisseurs. Ils ont la capacité de parler pour les pays en développement qui n’ont pas tellement de pouvoir. Ils sont caractérisés par les exportations dans la chaîne de production mondiale ou les produits bruts comme le Brésil qui exporte surtout des produits agricoles (44% des exportations dans le Brésil). Ils sont dépendants. Ils ont du mal a stimuler la demande intérieur (Chine et Inde surtout).
Ils ont des projets ambitieux communs pour réduire leur dépendance envers l’occident. Ça les aide à émerger dans la scène internationale. Il y a des régimes politiques différents entre ces pays et aussi des industries très différentes, des fois très avancées comme celle de la Chine et autres non comme le Brésil. Ce dernier a même perçu des processus de désindustrialisation.
Crise positive
Même dans cette situation, la crise de 2007-8 elle va être super pour ces pays là. On va donner plus de pois au pays du G20 (où ces pays sont) et pas au G8.
Décrochage
Les 49 pays les plus pauvres (PMA) sont surtout dans l’Afrique Subsaharienne (3/4 en faite et 75% de la population en pauvreté, beaucoup de population donc beaucoup de chômage). Le commerce international est 50% de la richesse crée dans ces pays. C’est fragile. Dans l’Asie il y a une industrie plus centrée dans les produits manufacturés mais c’est avec un travail très fort en main d’oeuvre déprotégée et exploitée. Ceci facilite l’installation d’entreprises étrangères, ce qui fait quand même croître leur PNB.
Le taux de croissance de l’Afrique est 0.01% par habitant par année. Le paramètre démographique absorbe la croissance du continent. Le Soudan par exemple est exportateur agricole ce qui explique ceci. Dans l’Asie c’est 4% sans les PMAs. C’est pays pauvres sont bien intégrés à l’économie mondiale mais faibles.
Sud←>Sud
Les accords de commerce régionales comme celui du Mexique avec l’Amérique du Nord (pas le meilleur exemple c'est pas sud<->sud) où ceux en Asie ou l’Afrique, favorisent le commerce sud←>sud. Dans le nord c’est la même chose avec des zones comme l’UE (nord←>nord). Les exportations du sud vers le sud ont augmenté jusqu’à 50%. Mondialement c’est pas trop important mais pour ces pays oui. En 2007 c’était 25% de toutes les échanges mondiaux.
Certains pays du sud contribuent même aux aides au développement initiées par Truman comme ceux de l’Afrique ou le Brésil de Lula. Par exemple l’Afrique du Sud avec l’Afrique Subsaharienne→ proximité culturelle et facilité d’échange pour l’égalité. Aussi la Chine, avec une intervention différente à celle des occidentaux.
Il y a des critiques envers la Chine:
- Manque de transparence.
- Violation des droits humains.
- Intérêts commerciaux.
- Endettement des suds.